‹ Poésies légèresChapitre 67 sur 132 · A SOPHIE · texte numérisé non relu

A SOPHIE

Crois-moi , jeune Sophie , Profitons des beaux jours ; L'aurore de la vie Appartient aux amours.

Laissons à la vieillesse Ce pénible attribut De blâmer la jeunesse D'être ce qu'elle fut.

Lors(ju'à tes bras timides J'entrelace mes bras , Que mes baisers rapides Effleurent tes appas , Sur ton cœur qui palpite Quand tu presses mon cœur Le sage le médite , Moi je sens le bonheur.

Si l'amour est un songe Prolongeons le sommeil ; Jouissons du mensonge Sans penser au réveil :

Et puisqu'avec le rêve S'enfuit notre bonheur , Avant qu'il ne s'achève Mourons dans notre erreur.

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