‹ Poésies légèresChapitre 88 sur 132 · LE BONHEUR D'UNE FILLE · texte numérisé non relu

LE BONHEUR D'UNE FILLE

« De mou bonheur, ma bonne amie, » Pourras-tu concevoir l'excès ?

» Non, je ne crois pas de ma vie- » Avoir vu semblable succès.

» De tous côtés à mon oreille s J'entendais dire : // est charmant , y» Mis auec goût, simple , élégant; » D'' honneur , il est fait à merveille. » Je puis t'avouer , entre nous, » Que j'en eus une joie extrême j » Lucile , c'est qu'il est si doux » D'entendre louer ce qu'on aime ! »

Ainsi parlait, au retour d'un concert , L'aimable Laure à la jeune Lucile.

Maintenant je donne entre mille A deviner au plus expert L'objet d'uu intérêt si tendre :

Chacun me répond, sans attecdre.

POESIES LEGERES. ^ïû

Que c'est un jeune et tendre amant.

Non. — Un bon frère , un ami? — Bagatelle!

Il faut une cause plus belle

Pour un si noble sentiment.

Ce chef-d'œuvre de la nature , Qu'on estime avant tout, qu'on chérit sans mesure,

De tant d'amour l'heureux objet, 'Ce n'est pas un amant , messieurs.... c'est un bonnet.

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