LIVRE I. I
Il racher^jie sase ceMç et detaande pAfiout Et les champs et l'enceiiite où grandît soo enfance ; Il les demande en vain au sol de l'étranger : L'ëtranger comprend-il le vide de son cœur?
Il n'est point de voyage , il n'est point de siSjout* Qui puissent effacer nos premiers souvenirs ; Ils impriment en nous le besoin et l'amour Du sol et des amis de nos plus Jeunes ans.
Mais l'homme ne doit point en sa courte demeure Aspirer à jçuir , à vivre longuement ; Nous sommes pour finii* » rieu n'est fait poui* nous seuls Méprisons tons les inaux , car lear fin est. certaine.
Oui : songeons aux seuls Uens qu'on ne peut enlever  ma patrie absente , à mes amis perdus ; Leur gloire dorera jusqu'au jour étemel ; Le tems qui l'aflfermit dissipe les malh^rs.
Et quels maut: pourraient donc ^aler leurs sucbès ? Quels revers obscuràr la splendeur de leurs noms ? Le présent est mobile , et l'avenir douteixs ; Le passé btavo seul les atteintes du sorL
Sous s!S9 coupa un FrançM ne peut être abattu , L'espoir, et la galté soutiennent son courage ; 11 joue avec ses maux > et sons un air léger Se devisent tônjours li^ force et la raison.
Le inonde n'eut jamais qtte des soins superflus* Pour le sage il n'est rien qui mente des pleurs \ Puisqu'il n'est , aueun mal qui ne doive -finit* , £t puisque les vrais biens survivent au.t^ëpas.
Interrogeons ^e sol et ces murs Vëtërans , Et les champs délaisses et les restés' poiiipeut . ''■ De ce peuple goerrier qui itfliltrrsà-le'mbnde ; Après sa chute encor » Jugé des tîatioos; ' -
Que nous dkeht ces môikts dès l'ewfance admira? Ces poudreux ossebièns d'innombrables hëros , Et les flots <obscums' de ce Tibre fameux Que le bmit des cotnbaté setnl^é trôubla'encore? .
ce Vanité I vanité^ tom n^est que vanité; ce Seuls hormis PÉternel » l^honnenr et la vertb ; ce Les plaisirs , le pouvoir , sans eun: futeuttoiiîdur» ' ce Du malheur infini l'aiÉorce inévitable.
G Rome I que le tems cherché en yain à détruire',* Après tant de réveil je t'aperçois ebfin r' ' Je puis , je puis Couclieir la muraillcl classique , ' Et , sur la poudre assis contenliplei:* r<aveim*i
Sur toi l'antiquité brille ide toutes ipaiits Passez , rouille. du tems^ ^v tombes, froide p6iissiirc[. ;/; En vieillissant > la gloîuc el durcit et ^'accrbtt , ' ' i • Semblable au voc allier que I^âge kaffet inîtl ' >