‹ PoésiesChapitre 103 sur 107 · LIVRE m. Sofî · texte numérisé non relu

LIVRE m. Sofî

Mets-moi comme un scelle sur tes pommes naissantes ; Tel encor place-moi sur ton brus , siir ton cœur ; Vents du nord » du midi , soufflez avec fureur ^ Qu'il coule abondamment le puits des eaux vivantes.

L'EFODSE

Je suis k mon ëpoux , il se tourne vers moi ; Déjk son cœur s'approche , il m'assure sa foi.

LES COMPAGITES

Autour de ce logis 6 nuit double ton ombre :

Silence étendez- vous.... arrêtez- vous passans ; Que les chœurs de musique et les parfums d'enceus , Troublent seuls aujourd'hui le ciel paisible et sombre. Aimons : car dans l'abtme à jamais entassés , Les jours tombent sur nous l'un sur l'autre effaces.

Quels soupirs, quels accords dans cette étroite enceinte t Le mystère et l'amour » les désirs curieux Y régnent tow-à-f our , et se cachent aux yeux » Sous les dehors trcnnpeurs du trouble et de la crainte. Dans les bras enlacés de l'amour satisfait Le bonheur véritable existe entier , parfait.

LA YOEE DE l'ePOUSE

Sa main est sous ma tète, et de l'autre il m'embrasse :

Mon époux dans moi seule a mis son amitié ;

Mon amour a cherché sou amour sans pitié ;

Et sans que je m'en plaigne , il m*a refusé grâce.

Revenez , mon époux , ressemblez au chevreau

Qui court sans se lasser long-tems sur le coteau.

3o6 POÉSIES.

LES GOXPliGin»

Sur l'escalîer rapide , «me boule pesante , Descend abandonnée el parcourt lestement , Les degrés successifs ^'elle touche en tombant : Son départ est sonné , sa chÀteTest incessante. Amans , dans vos plaisirs sachez suivre un tel cours, Car rage ainsi descend les marches de nos jours.

Page 1