‹ PoésiesChapitre 17 sur 107 · LIVRE I · texte numérisé non relu

LIVRE I

« O mon ami , pourcpoi te dësdier?

cr La vertu teule a droit à nos regrets; ce Un jour aflBre^z» mais un seul jour d'erreur» ce Poumut-il donc effacer tes vertus?

tt Vois : je suis prête : évitons ce s^oar e et Passons les mers 1 allons vivre ignorés ; et Avec tes fils et ta fidèle amie »

« Kk I pourrais*-tu regretter ce palais ?

ce Viens ; nos malheurs un jour s'efiaceront ; ce Ta jeune épouse k rempli son devoir ; « La bure simple a remplacé la soie .

ec Et le ruban l'inuti],e joyau, ce La solitude a pour moi.d^s attraits^ . « 1 ec Les durs travaux deviendront mes plaisirs. a Auprès de toi , de mes enfans cbéris , ce Dans mon logis rien, ne sera changer

ce Au nouveau monde elle a suivi mes pas a Malgré l'effort de $^ parens altier9*r m Ah I disait-elle , en leur montrant ses fils , ce Leur père seul est mon guide et ma loi ; a L'honneur le veut , et j'obéis sans peine ; ce Aucun regret ne m'atteindra jamais, ce S'il soulEre , hélas I je dois sou£Erir aussi ; €€ Ne suis-je pas la moitié de son être.

ce Avec ardetir , dansfun ditnat brAlant , ce Sous une zbné enflammëe et déserte , « Ole soutint mon courage lassé, ce Sa douce yoîx soidagea mes douleuris*; ce L'ordre et la paix revinrent parmi nous ; ^c L'économfe à réparé mes torts , ce Grâce à ses soins » sa longue vigilance ce A son active 6t constante amitié.

à Apre» dix a!ns d'ûki éxîl nécessaire^ ce Enfin brilla le moment du retour^ ce De <juel transport mon ame fut saisie ce £n revoyant le toit de mes ayeux I ce Qael doux triomphe tittendait ma compagne \ ce Avec ardctir , ses injustes parens , ce Et nos amis , et de nombreux voisins » .

ce Ont coiurdnné Pépouse incomparable.

ce A 'sa rivale y indigne de courroux « ce Et de pidé trop digne des long-tems , ce Elle tendit une main secoùrâble , ce Et de llKonenr lu! rouvrit le sentier, ce Sa voix jamais n'exhala le reproche , ce Ou le coiuToux » ou la plainte frivde ; ce Ah I c'est da 4XEvet qu'émanent ses vertus , ce Et sa douceur toujours inaltérable.

Page 1