‹ PoésiesChapitre 31 sur 107 · DU VENDREDI SAINT · texte numérisé non relu

DU VENDREDI SAINT

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A JVUETrB*

\j éuit le jour si nifararable El triste , et saint et véoéié »

Où du Très-Haut le fik cbéd Tint^ ici-bas, mourir pour aous; Ou les tënèbres de la tenre Voilèrent le grand attentai ....>.

Où jusque dans ses fondemens Elle s'émut et chancela*

U était ûuit et des étoiles Tombait une faible clarté:

Vers les murs étroits de Prato Un peuple entier se précipite.

Déjà la foule touche aux portes^ Elle pénètre avec fracas , Elle inonde, la ville entière Et se répand en tom'billon.

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Partout ie deuil ooavrô la terre , Les doches ont pepàu leur voix »

Et même le brofant tambour Ne rend que des tons ëtouflKb.

Des palais et des Immbies toits Les murs ini^ux sont unis Par, le crêpe noir <jui les voile.

Couvert de cierges innombrables.

L'instant solemiid est venu; Le temple s'oavlw, «t le cortège Parait aux^yvux du spêctàteor.

Point de costumes mcomms, &ien de bizarre ou mensonger.

Deux longues files de Lévites, Les yeux baisses» dans le silence.

Expriment leur douleur profonde.

Voici venir un fier tribtai ; Un féroce escadron, le* suit Brillant de fureur et d'ader »

Parmi les pleurs et les soupirs Dont le bruit se distingue li pdue A travers les cris coufondus Des aimes, des ooitrâiers fougueux.

Et des instrumens de supplice.

96 FOSbàtS.

Deux magiâtrs^ 4e demi, couverto , Suivent d'im pas leat, solennel; D'un doigt qu'il pose smt sa boucfae »

Au signal de son vdUe blanc^ Qu'il lève et baisse devint lui»

Chacun d'eux répand le silence; On n'entend que 1er bruit timide D'un sourd et ki^; génissemiMit.

é les nombreuac b«taiUoiis« Les lances , les fiers caf^salicrs'i Je vois un faiUe.et single enfaiH Dont la poitrine «ofire aia regards- Ces mots dans ce joar .pron«ie& ; Ecce Homo. I^euple inseiisél . • Voilà l'homme^ rétre pai^fait Que ta fureur, avenue y :it^Hiole!

Voici les instrumens divers .

Du suppjlice de rhomne jn«te; Je vois la lance » là tenaille., Les épines et le fouet; Voici les clous qui le percèrent» .

Et le marteau .... les dej& du sort , La dépouille qu'ils out )iMaée .

Et l'éponge qui. l'insultii

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