LIVRE I
Pour lant de matut , pour taot d'outrages Que demande l'agneau de Dieu?
Quand les honunes jusqu'à la lie De fiel ont osé l'abreuver^ Qu'implore-t*il de l'Eternel?
Quels sont ks motis de sa vengeance:
O mon père! pardanne-^eur:
Ils ne siwent pM ce qu*iU Jonl.
qndle est donc cette liaraiome Qui surmonte en l'adoucissant Le trouble de nos cœurs blessés? C'est l'annonce du taberaade Qui s'avance tout radieux '. . • .
Malgré les juifs , malgiré l'enfer , Ce dernier jour est nu triomphe.
Et le trépas un jour plus beau.
Des cierges eu dime assemblés Embrasent l'air qui les entoure Rduisant sur la vierge sainte Qui soutient son fils expiré.
Femme divine^ incomparable »
Et parfaite, qui réunit k la pureté virginale Le cœur si tendre d'une mère.
Auprès d'eue sont deux Maries; L'une modèle de simplesse»
De candeur , de bienveillance »
D'une sainte hospitalité; Et l'autre , {adis pécheresse »
Mais dans ce jour bien plus éprise Et des vertus et de son Dieu Que jadis de l'amour profane.
La foule se groupe et Se presse A la suite du saint des sainu; Des sons lugubres et suaves Ferment sa marche triomphale.
Puis le cortège , en s'âoignant § Echappe h l'avide regard , ...
Tout a cessé» tout disparaît»
Ordre et silence ne sont plasji
De la capitale fleurie Le peuple reprend le chemin; Chars , fantassins , courent ensemble »
Le vif désordre est revenu* Ici le cabriolet fragile Est heurté , cède » et se i;0nver$e Auprès du piéton qui s'eaquive' En rasant la brûlante rpUe.