‹ PoésiesChapitre 43 sur 107 · LIVRE IL · texte numérisé non relu

LIVRE IL

Hier je demeurais pnès d'elle , J'épiais le son de sa voix , Et le jour mon amom: fidèle Pouvait l'entrevoir quelques lob t

En vain la cloison attenante , . .

Me séparait de se$ attraits » , Je disais à mon ame ardente :

Calme-toi donc , elle est tout près 1

Aujourd'hui dalu ce lieu perfide , Ah i tout attriste mon regard ; D'elle ici tout me semble vide »

Tout me reproche son dépait 1

Mais hAas I que pouvais^-je faire , Que souffirir et me plaindre aussi ?

Devoir cruel , trc^ sage mère « Deviez vous me bannir ainsi ?

C'est dans ce lieu que sa présence .

Surprit mon coeur désenclianté Et rendit k mon existence Sa force et sa réalité I

Ici j'attendais sa venue Dans une apparente froideur »

Quand mon âme était éperdue Et d'impatience et d'ardeiu: I

i3o POÉSIES.

Ici , sans itre tète à tète , Anprès d'elle j'ëtaîs si bien I Mon existence ëtait complette »

Je croyais ne manquer de rien 1

Ici 9 dans ce jour de surprise »

S^ëchappèrent ses tendres vœux »

Sur ce banc , troublée , indécise , . • .

Nous nous comprimes tous les deux I

Ce mystère , ce doux échange , M'enivrèrent de voluptë • Je crus apercevoir un ange Sous les dehors de sa beauté I

Maintenant» quelle différence I Tout n'est que trisl!esse et froîdeui^ Âhl pour supporter son absence • Il faudrait étouffer mon cœur I

Sans le vouloir je suis la route Qu'en nous quittant son char suivit ; Je crois encore^ quand j'écoute , Des chevaux entendre le bruit.

Malgré moi , si l'on me ramène , Mes yeux se tournent sans espoir ; Et mes pieds marchent avec peine Ou je n'espère plus la voir. -

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