‹ PoésiesChapitre 64 sur 107 · LIVRE n · texte numérisé non relu

LIVRE n

Mais rien n'est pour un long usage , l)ans ce monde trop incertain , La terre est un bac de passage Où nos pas S'attachent en vain.

Confidents d'un cœur solitaire, Jeunes arbres , mes seuls amis , Puisse votre ombre hospitalière Mieux abriter d'autres proscrits 1

Isol^, sans, nulle eqpërance^ Je suivrai l'aveugle hazard; Mais il est une providence , Pourquoi craindrai-)e mon départ V

Naviguant dans l'immense espace, La terre, dans son mouvement,.

Conduit sans qu'il change de place L'homme k son vrai commencement.

Adieu donc , 6 ville chêne , Où le malheur vint m'eprouver, Mais où sans amis^ sans patrie.

J'ai cru souvent les retrouver.

Partons . . • d*bù Viénft ma -h^^ance L'homme n'a rien h redédlerl Ce que prescrit la Providence **' * Ne doit point' nous InquîAerf" '

À m^vsqh»

Jr our rhomme , enfant sur noîte terre , Il n'existe rien de constant , Sous ses pas la mobile sphère Produit toujours le changement ( Hors pour l'amitië vëritahle , Qui s'enchainant au fond du cœiur , Par sou empreinte ineffaçable »

Du tems même reste vainqueur t

Tel , sur la mer la plus horrible , S'élève un solide rocher

Dont la racine indestructible Aux enfers semble s'attacher »

En vain l'e^royable tempête , Les flots et les. noirs âëmen$ , Pressent ses pieds » voilent sa tête , Rien n'ébranle, 9ps fcmdemeiis.

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