LIVRE m
du grand perruqaîer et la def dé la petite porte de la grille. L'attaque est suspendue.
Au dehors de Téglise le trouble est extrême.- Le pe]^mquier BjtJi% appris le téte-à-téte de sa femme avec le Prélat est outré de jaloiusie; il déserte le parti du Pré* lat et se propose au chantre , qui l'accepte avec joie. Les cris des chanoines réyeilleiit le quartier. Toutie . monde acçQurt dans les rues : on se demande la cause du tumulte et de la grande clarté qu'on Toit dans l'intérieur de l'église. • ,- . .
flâas t ce n'est pas tout de se rendre vainqueur. De joindre la prudence à la force du coeur I ' De savoir à la {(As commander et cotaibattre I Il faut savoir punir» prévenir ou rabattre L'orgueil des révoUés , la. lâ;che trahison , Et prévenir des. siens le, coupable abandon.
Une nuit et deux joiir* de la guerre nouvelle Déjà se jpnt passés sans finir la querelle.
Les chanoines battus » bénis et dispersés »
Quoiqu'ils soient en repos , sont toujours couironcés. Le prélat a vaincu i mais pour lui la victoire Sans le fameux pupitre est sans prix et sans gloire. Afin de constater se$ éclatans succès * Pour en bâtir un autre il n'épargne aucun fi-ais. La mollesse est coutente et dort en assurance » Tandis que la Discorde et se U'ouble et s'offense
Va* l'OÉSIES.
D'un calme si contraîre k ses hardie projets* D'un pas furtif et leste elle sort du palais , Et cherche à réimir au dehors de l'élise »
Les soldats trop dévots disperses par surprise. Tout-à-coup , elle entend sortir d'un abat-jour Des plaintes ^ des soupirs » des sanglots toui*-à-tour« Une femme parait en nocturne toilette , Auprès d'une fenêtre , en joupon et cornette ; Et faisant retentir la maison du voisin De plaintes sur ses maux et son cruel destin, ce Cher ëpoux » disait-elle , 6 toi seul que j'adore » ce Quand tous sont revenus , pourquoi tarder encoi*e ? ce Aucun de nos guerriers n'est mort dans les combats ; ce Pom-quoi donc cette nuit 9 seul , ne reviens-tu pas ? ce Aurais-tu reti'ouvë ta première maîtresse ? ce Et pourrais-tu près d'elle oublier ma tendresse ? ce Non.^.. reviens , cher mari , reviens et que ta foi ce Soulage les ennuis qui me rongent sans toi. ce Dois- je passer la nuit en pleurs et solitaire ? La Discorde ,. h ces mots 1 connaît la pemiqûière , Et prenant d'une vieille et l'ftge et les habits 9 Par ce cruel rëcit elle augmente ses cris :
ce Jeune et charmante Anna » de l'élise chérie » ce Des chanoines apprends l'orgueil et la furie : ce Us osent » assemblés , retenir » insulter, ce Celui qu'îsolement ils n'osent affronter, ce Quand la main du prélat , saintement animée » a Tantôt , en s'élevant » battit toute une armée ,