‹ PoésiesChapitre 96 sur 107 · MARIE · texte numérisé non relu

MARIE

C'est le plus digne appui de son vertueux père. Le cœur solide et vrai » sensiblie » gënëreux ^ L'ami tendre et constant , le fils respectueux , Dont ma mère m'a dit que la bouche est sincère. Celui que cent beautés » bien meilleures que moi , Ont tenté v^nement de soumettre k leur loi.

U fut le compagnon de ma première enfance ; Ses devoirs bien long-tems ont dû nous séparer ; Dans les pays lointains il sut me préférer :

U fut toujours constant sans savoir ma constance. J'ignore si bientôt nous serons réunis , Mais je sais que nos cœurs seront toujours amis.

a84 POÉSIES.

V9M von

Eh bien I votre innocence en ce joor oonromiëe . Au monde attestera le bonheur des vertoj , Les soins de vos païens ne seront point perdus : Le bonheur vous attend au temple dHymëttée.

Si les plaisirs sont faits pour les cœurs vertueux , Quels mortels , comme vous » sont aussi dignes d'eux ?

mns kvTKE von

Des Y&tres » jusqu'ici » vous fûtes l'espérance Des vôtres^ aujourd'hui , réalisez l'eqpdr ; Rendons-nous auprès d'eux , laissez apaK:evoir La candeur de vos fronts » trésor de l'kmocence. Les sentimens des fik sont l'honneur d^ parens» De leurs propres vertus ils sont les sArs garans.

CBOBUft

Des v&tres nous allons imj^orer la tendresse , On nous écoutera » l'on joindra vos destins , Beaux et tendres amans , aux yeux vifs et sereins , Livrez-vous aux transports de la vive all^presse ; Vous connaîtrez bient6t les plaisirs les plus doux ; Le bonheur véritddé est seul digne de voua.

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