CHANT SECOND
L'iMUiB
i3ur llioriioii fleuri que moQ regard ^dpmiae , Qui se montre pareil aa cèdre du Liban?
Ah I je le reamnais . . • • c'est loi » c'est mon amanl • Qui saute sur les monts et franchit la colline. Il vient , il touche an mur.... il s'appuie aux créneaux • Et jette tes regards au travers des barreaux.
l'spoux Ari>re8» vallons » ruisseaux , vous ëchos des montagnes. Eveillez » appelez mon amie en ces lieux »
Elle sait rëjouir et plaire à tous les yeux:
Âppelez-la surtout « vous ses jeunes compagnes. Tel que parait un Ijs près du triste buisson^ Telle Inrille Marie au milieu dn vallon.
Levez-vous , hâtez-vous » venez ma Inen*aimëe » Ma colombe , mon tout » mon unique beautë , Les frimats sont passés et l'hiver est dompté : Par 1m nouvelles fleurs la teire est parfumée. Sur la vigue il est tems de porter le dieau » Et déjà l'on ente&d la voix du tourtereau.
a86 POÉSIES.
A nous mantrer ses fraies le figuier recommence. Les vignes soni en fleurs et charment l'odorat : Ne vous effoi'cez point de cacher votre ëclat » Ne vous retirez pas sous le mur qui s'avance. Ma colomhe » venez ; je vais être par vous Le premier des mortels » le plus heureux ëpoux.
l'bpMse
Votre nom est semblable au parfum le plus rare » Et les filles pouFvbus ont toutes de l'amour : Dites où vos troupeaux paissent pendant le ]onr i Afin qu'en les cherchant sans vous j^ene m'^are. .
LES COHPAGinSS '
Qui s'âève semblable aux vapeurs des dëserts , Et porte vers le cie) mille parfmifts divers.
L'BPOUt
Oh f que vous êtes belle » 6 vous ma biea-aimëe I Oh I que vous êtes belle ; et que j'aime k vous voir 1 . Nulle tache sur vous ne peut s'apercevoir ; La chambre où Vous teêttt est toute parfumée. ^ Venez donc du Liban , mon épouse,, venez »
Votre couronne est ^tiète et l^s mars festonna».
Oui^ vous hi^aVéz bkétté', tiia s^bUT tendre et nouvelle. Par un seul des cheveux' kpri {iarënt votre firont ; Par un seul do vos traits 'et par un séu} ^ayon Du regard- flamboyadt^btit votre >«eil! étincelle; Venez donc^'pàrà}^^llz^prèd'de>ipifltrè ^oux. Et que tout roMtvèrs'die'ilidn' son soh'jaloull •
UVRE m. a87
Pai* sa viye blancheur mon jeune ëpoux ^ale » - Et la fleur de sant^ resplendit sur ses b*aits ; Dans son port il ressemble au cèdre des. forêts , £t l'air qui l'enviromie est un doux aromate.' Mon am^nt brille seul sur mille amans choisis » C'est le Liban superbe au haut des airs assis.
C'est à Tor le plus pur. que sa tète ressemble^ Ses cheveux soat •d'^faene et pareils aux corbeaux ; Tels flottent d'un palmier les flexible» rameaux. . Sa )oue est un parterre où le pdntems s'assemble». Son œil est la colombe auprès d'un fort torrent , Pure et resplendissante , au plumage édatanu
Sa main est toute d'or, par le tour achevée.
Sa poitrine et son cou de l'ivoire ont l'éclat , Qu'augmente deis rubis le léger incarnat : Sur ses pieds resserrés sa taille est ékevée. Sa jambe est la colonne cà le marbre arrondi ^ Plus épais d'une part^ ded'auDre est affaibli.
De sa touchante voix lej son est admirable, 11 plait par sa beauté comme pai* sa donceur ; Lui seul a su trouver le duemin de' mho) cœur : : > Mon amant est parfait , lui seul est tout aimable.* : Tel est celui que j'aime , 6 fi|les du priniems ^ C'est l'époux le plus beau , le meilleur des amans.
■M 'Jt
aSS IH>ÉS1ES.
LES COMPAGlfES
Le temple l'en ouvert festomië de guirlande» , Les parfums de Feoceos s'âèvent à Fentour , Le ciel par sou ëdat câèbre ce beau jour »
Il accepte et sourit à toutes dos offiraudes. • Beaux et sages ^ponx , le Pontife est tout prit « Venez , votre bonheur du ciel même est Pan'èt.
LA MÈRE
Jeune ëponx , soutenez Votre timide ammte »
Et qu'elle ose appuyer sou bras sur votre bras ; Mais respectez encor l'imgme et l'embarras De son trouble secret et sa marche plus* lente. Le mystère et l'mstinot ^ la crainte et les dësirs De son coeur innocent excitent les soupirs.
Pour modérer le feu , les craintes de son ame , Détournons son esprit et se» pressentimens ; Dites-nous vos périls et vos ccxnbats récens » Pour jouir de ce jour modérez votre flamme* Chantez-nous vos travaux^ dites : la vérité Aime avec la pudeur l'éloge mérité.
l'époux
Par des chants étrangers au feu qui nous posaède Je ne troublerai pas le concert de nos cœurs I Ils n'ont point existé ces longs jours de malheurs , D'épreuve et de combat , quand ce jour leur succède* L'espérance du prix que j'obtiens aujourd'hui Excitait mon ardeur , souten^t mon ennui.
LIVRÉ IIL 289
Ah 1 ne la troubles pas dans ce mament d'exuse I Un aspect ai tondiant enivre tout mou cœur ; C'est le gage assuré de mon constant bonheur. Mon cœur k son approdie et s'agite et s'embrase. Jouissons en entier d'un Instant fortune ; Marie , avançons^nous , le signal est donné*
Mais d'où vient ta rongeur et ta marche craintive ? Ah 1 quel trouble k la fois et ^el feu. dans tes yeux ? Détourne leur édat , fait pour briUer aux cieux ; Arrête ks transports d'une crainte excessive. Comme t<n je frémis an moment du bonheur , Mais c'est d'impatience, et d'amour » et d'ardeur.
Cent fois dans les combats le soldat homicide Devant mon jeune bras a dA s'enfuir troublé , Une armée a pâli quand je n'ai pas tremblé , Je frisonne aujourd'hui près de l'amour timide : La superbe Sion moins que vous a d'attraits , Et l'armée au combat présente moins de traits.
Les reines « les beautés dont la foule est ravie , Brillent de toutes parts et charment tous les sens ; Mais pour mon coeur la vierge aux doux appas naissans , Est seule ma colombe et ma parfadte amie.
Elle est pure » et les siens l'aiment avec fierté ; Les filles qui l'ont vue ^ ont loué sa beauté.
AQo POÉSIES.
LES GOMPAOBTES
Qui s'avance semblable à l'aurore nouvelle ?
Forte comme une arm^ apprélée au combat ?
Sur elle du soleil étincelle Pëdat , Et la Reine des nuits est mmns pure et moins belle» Passez » 6 Sulamite , et revenez encor Etaler des attraits le plus riche trésor*
l'époux
Dâices de mon cœur , vous êtes ma ti'ès dière , O vous pleine de grâce et pleine de beauté »
Entrons au temple , entrons : devant la majesté Du Très-Haift » que l'amour par l'hymen se resserre. L'or , les sapbii's » la pourpre et dix mille flambeaux , Sous les parfums d'encens étendent leurs rameaux,
LES COMPAGNES
Sous ce d6me éclatant où notre Dieu s'arrête , Venez unir vos mains comme le sont vos cœurs ; Ces prières ^ ces chants , ces mille spectateurs S'animent pour vous seuls , célèbrent votre fête. Quand le mortel se borne aux seuls et vrais plaisirs , Tout concourt à l'envi pour combler ses désirs.
Le Pontife parait , sa tète octogénaire Inspire la terreur par son aspect divin ; Quand il parle , sa voix est la voix du destin : « Elle attendrit les bons , et trouble le vulgaire. Plus aimable jamais ne fut la majesté ; Ni plus noble jamais la touchante bonté*