LA LOUVE
Elle a ses négresses folles Qui, sur leurs noires épaules, Enlacent des serpents verts.
Elle a l'Arabe indolente Qui, la nuit, dort sous latente, Et le jour boit, haletante, A la source des déserts !
— Mais la plus belle, amis, c'est la blanche chrétienne, Qui pleure et ne veut pas, et rougit tour à tour, Et qui de son Dieu mort pressant l'image vaine, Demande à deux genoux les tigres de l'arène, Quand on la jette nue aux baisers de l'amour!