‹ PoésiesChapitre 20 sur 65 · A PRADIER · texte numérisé non relu

A PRADIER

La beauté qui périt,! e sentiment qui passe, S'arrêtaient dans ton œuvre immortels, radieux.... Car tu sors, ô Pradier ! de cette forte race Qui peupla le ciel vide et nous tailla des dieux !

Amis, ne pleurons pas ! au pays bien des âmes, Il est, il est peut-être un asile écarté Où les maîtres divins qu'ici-bas nous aimâmes Vivent pleins de jeunesse et de sérénité.

Leur front calme est orné de guirlandes fleuries,

Le soleil de l'idée inonde leur regard.

Ils suivent lentement de longues galeries,

Et vont causant entre eux, de la forme et de l'art !

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