‹ PoésiesChapitre 3 sur 65 · A UNE PETITE FILLE · texte numérisé non relu

A UNE PETITE FILLE

Ils ont des écailles bleues, Des yeux ronds, ouverts toujours, Et, du revers de leurs queues, Font couler les vaisseaux lourds.

lis viendraient, a a clair de lune, Se traînant sur le galet, Frotter leur narine brune A la barre du volet ! . . .

Puis, malgré ta voix timide, Par la chambre se roulant, Quelque bête au dos humide T'emporterait en soufflant !

Où seraient ta couche blanche , Ton oreiller de satin, Et ta mère qui se penche Pour t' éveiller le matin?...

Tu n'aurais, pauvre Jeannette ' Ainsi le veut le bon Dieu ] , Que le sable pour couchette, Et les flots pour rideau bleu !

Pourquoi pleurer, ma petite, Lorsque le jour est fini?...

Fais silence !... et dors bien vite, Comme un oiseau dans son nid !..

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