‹ PoésiesChapitre 36 sur 65 · LE BARBIER DE PÉKIN · texte numérisé non relu

LE BARBIER DE PÉKIN

Hao ! Hao ! c'est le barbier Qui secoue au veut sa sonnette !

Il porte au dos, dans un panier, Ses rasoirs et sa eavornette.

Le nez camard, les yeux troussés, Un sarrau bleu, des souliers jaunes, Il trotte, et fend les flots pressés Des vieux bonzes, quêteurs d'aumônes.

Au bruit de son bassin de fer, Le marchand qui vient sur sa porte.

Sent courir, le long de sa chair, Une démangeaison plus forte !

Toute la rue est en suspens...

Et les mèches patriarcales Se dressent, comme des serpents Qu'on agace avec des cymbales !

C'est en plein air, sous le ciel pur.

Que le barbier met sa boutique :

Les bons clients, au pied du mur.

Prennenl une pose extatique.

Tous, d'un mouvement régulier Vont clignant leurs petits yeux louches; Ils sont là, comme en espalier, Sous le soleil et sous les mouches.

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