‹ PoésiesChapitre 47 sur 65 · MAREE .MONTANTE · texte numérisé non relu

MAREE .MONTANTE

» Ma {rompe est pleine de murmures » Qui du ciel charment les palais, » Et je prends, quand les nuits sont pures. » Les étoiles dans mes filets.

» Eveille toi ! je suis la reine, » J.a reine aux immenses états î » Je marche hère et souveraine, » Portant le monde dans mes bras !

» Les deslins ont mis mon empire » Partout où sonne l'Océan; » L'azur des Ilots est mon sourire, » Et ma colère est l'ouragan !

» Loin des climats où sont les hommes, » Pour le nautonnier libre et fort, » J'ai des villes et des royaumes » Dont on voit luire les toits d'or.

» Je gardé mes iles fécon

» A qui franchit les vastes flots,

)> Car j'aime à bercer, sur mes onde-,

» Le navire et les matelot.-.

» Et ceux qu'entraînent les naufrages,

» Je les emporte dans mes bras,

» Jusqu'au pays des coquillages

>> Que le monde ne connaît pas.

» On les a cru morts, dans leurs villes; » Ils ont des palais de cristal.

» Ensemble, sous les Ilots tranquilles, & 11b causent du pays natal.

» Ils sont rois des vallons humides, » Aux lieux profonds et reculés » Où viennent les phoques timides » Bondir dans les varechs salés.

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