‹ PoésiesChapitre 52 sur 65 · LES LARMES DE LA VIGNE · texte numérisé non relu

LES LARMES DE LA VIGNE

Toute joie a sa source amère :

Poëte, ne t' étonne pas Si je suis triste, moi, la mère De l'ivresse et des gais repas.

Le ciel, jaloux du vin qui charme, A taxé mon philtre puissant, Et je paie aux dieux une larme Pour chaque goutte de mon sang.

Toi-même, à l'heure du délire, N'entends-tu pas avec effroi Monter, aux strettes de ta lyre, Tous les sanglots qui sont en toi?

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