LES LARMES DE LA VIGNE
Toute joie a sa source amère :
Poëte, ne t' étonne pas Si je suis triste, moi, la mère De l'ivresse et des gais repas.
Le ciel, jaloux du vin qui charme, A taxé mon philtre puissant, Et je paie aux dieux une larme Pour chaque goutte de mon sang.
Toi-même, à l'heure du délire, N'entends-tu pas avec effroi Monter, aux strettes de ta lyre, Tous les sanglots qui sont en toi?