ODE V
TIRÉE DU PSA.T1MK 12.
Prière ardente d'une nme affligée.
JusQUES à quand , baigné de larmes, Gémirai-je saws l'attendrir?
O Dieu , témoin de mes alarmes , Voudrois-tu me laisser périr?
Jusques à quand tes yeux sévères Seront-ils détournés de moi?
Jusques à quand de mes misères Viendrai-je rougir devant toi?
Seigneur, combien de temps encore Veux -tu me voir liumilié?
Quoi! c'est en vain que je t'implore , Tu m'as pour toujours oublié!
De la rigueur de ton silence Tandis que je suis confondu , Mon ennemi, plein d'insolence, En triomphe , et me croit perdu.
Ah ! Seigneur, si d'une main prompte Tu ne relèves ma langueur,
Publiant sa gloire et ma honte , Il dira qu'il est mon vainqueur !
Si tu ne me rends ta lumière , Quel sera mon funeste sort !
Accablé d'une nuit entière , Je m'endormirai dans la mort.
Tu m'ècoutes : mon espérance Ne m'a point flatté vainement ; Et bientôt de ma délivrance Je vais chanter l'heureux moment.