‹ PoésiesChapitre 28 sur 64 · ODE X · texte numérisé non relu

ODE X

L'miiou (le Jésiis-Christ et de l'EtJflise.

Tout mon cœur s'enflammo et bouillonne,

Impatient de retenir

Ce que l'esprit divin m'ordonne

De révéler à l'avenir.

La fureur sainte qui m'anime

M'inspire un cantique sublime

Qu'à mon prince je vais chanter :

Ma langue, fidèle interprète.

Avec rapidité répète

Ce ({ue le ciel veut me dicter.

O le plus beau des fils des hommes ,

Chef favori du roi des rois.

Qui, seul de tous tant que nous sommes,

Lui parus digne de son choix !

Héros que doit craindre la terre,

Ton char est prêt : pars pour la guerre ,

Prends ton arc et tes traits vainqueurs.

Que dis -je! Te faut- il des armes?

N'es - tu pas certain que tes charmes T'assujettiront tous les cœurs?

Afin que tout genou fléchisse,

Montre -toi dans ta majesté,

Et fais connoître ta justice

A qui méprise ta honte.

Parois, et de tes mains puissantes

Eais voler tes flèches perçantes

Dans le sein de tes ennemis.

Non , non : déjà , sans les attendre ,

A tes pieds ils viennent se rendre;

Et l'amour te les a soumis. ^

Monarque , seul digne de l'être, O Dieu , ton trône est éternel ; Ta couronne est celle d'un maître Dont le pouvoir est immortel.

Ton sceptre est la justice même; La sainteté ton diadème; C'est le ciel qui t'a sacré roi ; H a sur ton front adorahle Versé l'onction ineffable Qui n'étoit faite que pour toi.

L'ambre , l'aloës et la myrrhe Parfument tes palais charmans ; Tout ce que l'Arabe respire S'exhale de tes vêtemens.

De nos plus lointaines provinces

Les filles des rois et des princes Viennent contempler à ta cour L'auguste reine qui partage Et ton empire et notre hommage, Brillant objet de ton amour.

() fille tendrement chérie, Maintenant je m'adresse à vous :

Oubhez parens et patrie Pour ne songer qu'à votre cpoux; Que votre douceur le captive.

Et ne soyez plus attentive Qu'à lui plaire et qu'à l'honorer!

Il est le souverain suprême; Votre maître, votre Dieu même :

Tout l'univers doit l'adorer.

Les plus grands potentats du mond Vont devenir vos courtisans :

Dans une humilité profonde Ils vous offriront leurs présens.

La beauté vaine et passagère N'est point en vous ce que révère Un cœur de vous seul enchanté :

Votre vertu fait votre empire.

C'est dans votre ame qu'on admire Votre véritable beauté.

Brillante reine, épouse heureuse.

Quel pompeux cortège vous suit!

Sgo ' ODES

Contemplez la suite nombreuse Qui vers votre époux vous conduit.

Que de princesses étrangères Vont, pour vous, oublier leurs mères!

Quel essaim de jeunes beautés !

Dans cette cour qui vous adore. Pourrez -vous regretter encore Les lieux que vous avez quittés !

Votre famille florissante Effacera ce souvenir :

Une postérité puissante Ne cessera de vous bénir.

Par elle je vois la victoire Affermir partout votre gloire Et vos triomphes éclatans.

Ce cantique qui les révèle, Sur la terre à vos lois fidèle Sera chanté dans tous les temps.

SACHE lis. 3()i

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