‹ PoésiesChapitre 62 sur 64 · SUR L'ÉPURE A M. DE VALINCOUR · texte numérisé non relu

SUR L'ÉPURE A M. DE VALINCOUR

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Moïse , plein du feu dont sou ame est saisie , etc.

Moïse, le plus ancien des poètes, consacra la poésie à la vérité éternelle, plusieurs siècles avant qu'Homère eût entrepris de la consacrer au mensonge.

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Docile aux lois d'un art qu'il ne connoissoit pas , Sur des tons mesurés il conduisit ses pas ;

C'est ce que dit TibuUe, 1. 2, éleg. i.

Agncola assidue primùm satiatus aratro

Canlatit certo rustica verba pede....

Agricola, et minio suffusus, Bacche, rubeuti,

Primus inexpertâ duxit ab arte choros.

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Lorsque, d'Aristophane épousant la folie, etc.

Plutarque, dans sa comparaison de Ménandre et d'Aristophane, parle de ce dernier avec un souverain mépris, et ap- ' pelle sa muse une courtisane effrontée.

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Dans un panier risible , au milieu des nuages , Quel spectacle de voir enlever ce héros !

Dans la comédie des Nuées , Socrate est représenté se promenant au milieu des nuages dans un panier , et s'y nourris-

sant de fumée. Cette comédie inspira au peuple beaucoup de mépris pour la philosophie de Socrate.

Pa^e Go8.

Nos poètes chrétiens, presque tous ennuyeux, Ont à peine formé des sons harmonieux.

Corneille, qui a traduit l'Imitation, l'office de la Vierge, plusieurs psaumes, et un poème latin composé en rimes sur la Vierge, dit dans son avertissement sur cette dernière traduction : « Ce n'est pas sans beaucoup de confusion que je me sens « un esprit si fécond pour les choses du monde, et si stérile pour « celles de Dieu. Peut-être Ta-t-il voulu pour m'humilier de- « vaut lui, et rabattre de cette fierté naturelle à ceux qui se « mêlent d'écrire, quand ils ont eu des succès avantageux. »^

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Ils ont oi'lèrt à Dieu, digue offrande à ses yeux , Les restes languissans d'une veine épuisée.

Brebeuf, Desmarets, Desportes, etc. voulurent, à la fin de leurs jours, réparer les vers de leur jeunesse par des poésies chrétiennes. Mais quelles poésies !

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Sut depuis, il est vrai, devenu plus grand maitre , etc.

Il renonça aux tragédies profanes à tt^ente-h^uit ans, et composa Athalie à cinquante-deux.

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Et même réformer la plume d'Arétin.

Quoique M. de La Monnoye, dans ses notes sur Baiilet, sou-

A M. DE VALINCOUR. 6i3

tienne que la conversion d'Arétin est une chimère, et qu'il mourut comme il avoit vécu, on regarde communément sa paraphrase des psaumes de la pénitence, et plusieurs autres ouvrage^ de piété qu'il a faits , comme les fruits de sa conversion.

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De l'esprit et du temps on regrette l'usage.

Quinaut, frappé de la prompte mort de Lulli, témoigna de grands regrets de Tiisage qu'il avoit fait de son esprit, et se disposa à mourir chrétiennement.

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O Frêne, lieu charmant, cher à mon souvenir, etc. Maison de campagne du chancelier d'Aguesseau.

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