‹ Poésies lyriques. Édition complète en deux parties, avec introduction et glossaire publiée sous les auspices de la Faculté d'histoire et de philologie de St-Pétersbourg (volume 2)Chapitre 120 sur 353 · sont tretuit de d. J.; est tout fait fait de d. F · texte numérisé non relu

sont tretuit de d. J.; est tout fait fait de d. F

(1) Publ. p. B. Monod, Quinze poésies, n° 4.

Chansons ne lais cilz qui oncques n'ot jour s Joie ne bien, eins a toudis en plour

Et en tristesse usé toute sa vie,

Sans esperer garison ne aïe.

Certes, en moy n'a scens n’entendement

De faire riens qui touchast à baudour ; 10 Pour ce fais je selonc mon sentement,

Com cils qui ay en peinne et en labour

Moult longuement, de toute ma vigour,

Servi Amours et ma dame jolie,

Sans esperer garison ne aïe.

15 Et si l’ay fait toudis si loyaument Que pour la mort dont je sui en paour Onques en moy n’ot -j- seul pensement Contre l’onneur ma dame de valour :

Et de ce tray je à tesmoing vraie Amour 20 Qui scet comment ma dame me maistrie, Sans esperer garison ne aïe.

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