‹ Poésies lyriques. Édition complète en deux parties, avec introduction et glossaire publiée sous les auspices de la Faculté d'histoire et de philologie de St-Pétersbourg (volume 2)Chapitre 126 sur 353 · de moy autant faire porres J ; partout faire p. AE F · texte numérisé non relu

de moy autant faire porres J ; partout faire p. AE F

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LXXXL — BALADE (1)

E ma dame me mescroit, c’est à tort, Que jamais jour ne vueille departir Ne desservir de li jusqu’à la mort, Einsois la vueil amer sans repentir, S Servir, celer, doubter et obeïr, Com cilz qui vueil miex la mort recevoir Que moy partir de son noble pouoir.

Car s1 seroie arrivés à mais port

Que jamais biens ne me porroit venir, 10 Fors que doleur, tristesse et desconfort.

Pour ce de cuer et d’amoureus desir,

Com fins loyaux amis, la vueil servir ;

Car riens si fort ne me feroit doloir

Que moy partir de son noble pouoir.

15 Si pri ma dame, à cui tuit mi ressort, Mon cuer, m’amour, mi penser, mi plaisir, Tout mon espoir, mi bien et mi deport Sont et seront à tous jours sans faillir, Que pour son serf me vueille retenir ;

20 Car plus chier ay languir par son voloir Que moy partir de son noble pouoir.

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