‹ Poésies lyriques. Édition complète en deux parties, avec introduction et glossaire publiée sous les auspices de la Faculté d'histoire et de philologie de St-Pétersbourg (volume 2)Chapitre 158 sur 353 · CXIV. — BALADE · texte numérisé non relu

CXIV. — BALADE

pis accueil et gracieus attrait Me font amer ma douce dame gente, En qui je vueil de sentement parfait Mettre mon cuer et mon corps et m’entente; s Car vrais desirs et fine amour m'en tente Qu'en regardant ma dame m'a tramis.

Si l’en mercy com ses loiaus amis.

Quant en mon cuer si doucement ha trait

Son dous regart, sans menacier, qu’elle ente 10 Un dous penser et souvenir parfait

Dedens mon cuer, raisons est que je sente

Les grans deduis, c’on reçoit en atente,

Les quelz en moy parfaitement ha mis.

Si l'en mercy com ses loyaus amis.

15 Et c'est raisons, que j'ay si grant bienfait De son regart, que son cuer me presente, Qu'’enamourer mon loyal cuer en fait, Muer, fremir, quant elle m'est presente.

Einsi me donne Amours si bonne rente

20 Qu’à li servir, sans retraire, suis mis. (ol. 56 w°.a) Si l’en merci com ses loiaus amis.

CXIIT. 15. Et comant se cuers ne me v. r. D. — Le vers manque dans F. 16. ma dolour B].

CXIV. 3. Tant la desir que je vueil tout de fait /. 4. m. corpset m. cuer D ; m. cuer mon desiret F. 16. Du regart que D.

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