‹ Poésies lyriques. Édition complète en deux parties, avec introduction et glossaire publiée sous les auspices de la Faculté d'histoire et de philologie de St-Pétersbourg (volume 2)Chapitre 172 sur 353 · CXXIX. — BALADE · texte numérisé non relu

CXXIX. — BALADE

N° cuidiez pas que d’amer me repente,

Se je ne voy souvent vo doulz viaire, Douce dame, car vostre amour me tente Et me prie de vo service faire Plus que ne suet ; et pour ce, sans meffaire, Vous aim et serf com loyaus et certeins, Dame, comment que vous soie lonteins.

Einsois ay mis tout mon cuer et m’entente

En vous servir, tres douce debonnaire,

Et en amer vo noble fasson gente ;

Certes, s’ay droit, car j'en ay tel salaire : { fol. 57 v°. b) Car par pensée en moy maint et repaire

La grant biauté dont vostre corps est pleins,

Dame, comment que vous soie lonteins.

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