CLII. — BALADE
p°’'* Dieu, dame, n’amés autre que my, Car, par m’ame, je n’aim nenetien chier(/o4.60 r°.a) Autre de vous, n’onques nulle ne vi Que je vosisse avoir pour vous laissier ; Et sachiés bien que j’aim si sans trichier, Car je sui cilz qui onques ne faussay N'onques nul jour à fausser ne pensay.
Car vous m'’avés si franchement saisy, Pris et espris et mis en vo dangier
Qu’à riens qui soit ne me doing ne ottri Fors à vous seul que j'aim sans delaissier.
Et puis que j'aim de fin cuer et d’entier S1 loyaument que ja ne fausseray N'onques nul jour à fausser ne pensay,
Douce dame, je vous requier merci
Que vous m'amés sans nul autre acointier Et que je soie à vous amis par si
Que, se j'ay ja voloir de vous changier, Que je vous perde et que vis enragier Puisse pour vous ; car j'aim de cuer si vray N'onques nul jour à fausser ne pensay.
B ne nous a conservé que le premier vers de la pièce. — Ce vers est identique au premier vers du no CCVIII.
. Autre que vous /.
. seulle F, . esragier À.