‹ Poésies lyriques. Édition complète en deux parties, avec introduction et glossaire publiée sous les auspices de la Faculté d'histoire et de philologie de St-Pétersbourg (volume 2)Chapitre 219 sur 353 · Qui ha À · texte numérisé non relu

Qui ha À

Et pour ce Amours et ma dame deprie Que son service en gré vueillent avoir,

Puis qu'il s’i est donnés pour miex valoir.

15 Car je meismes m'i doing tous et ottri

Com cils qui vueil, sans penser tricherie,

Servir ma dame et bonne Amour aussi.

S'ara le cuer et le corps sans partie,

Car quant mes cuers le vuet, je ne doi mie

20 Desobeïr à faire son voloir,

Puis qu'il s’i est donnés pour miex valoir.

CLXXIL (1). — BALADE

‘un cuer si fin et d’une amour si pure

Me sui donnés à ma dame d’onnour, Et tant par est sa tres douce figure Dedens mon cuer empreinte par savour,

s Que je ne pense à riens qu'à sa douçour,

Et si m’estuet manoir ensus de li.

Pour ce ne sçay s’il li souvient de mi.

Se ce n’est dont par aucune aventure

Que nulz ne scet ma doleur ne mon plour

10 Fors moy tout seul, einsi n’est creature Qui li puisse demonstrer ma langour.

Et se l1 prie espoir telz de s’amour Qui pour ma mort le fait, s’il est einsi.

Pour ce ne sçay s’il li souvient de mi.

CLXXT. 12. ce manque dans ].

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