‹ Poésies lyriques. Édition complète en deux parties, avec introduction et glossaire publiée sous les auspices de la Faculté d'histoire et de philologie de St-Pétersbourg (volume 2)Chapitre 230 sur 353 · S'il a. espoir qui me nourrist en joie F · texte numérisé non relu

S'il a. espoir qui me nourrist en joie F

(1) V. les balades notées, XIX. — Cette pièce manque dans K.

Car dous espoir qui me norrit en joie Et qui soustient mon cuer en dous penser Contre desir qui toudis me guerroie Feriés de moy sans cause dessevrer,

Si qu’einsi durer Ne vorroie sans li contre desir, S'il avenoit, fors seulement morir.

Car vraiement, dame, se je perdoie

L’esperence de joie recouvrer,

Par autre amer, desesperez seroie,

Car foibles sui pour tels cops endurer ; Ne je n'os penser

Que vous n'Amour me peüssiez garir,

S'il avenoit, fors seulement morir.

CLXXXIN. — RONDEL

p°’'" Dieu, frans cuers, soies mes advocas Vers mesdisans qui de mon bien n’ont cure,

Puis que tiens sui et seray en tous cas.

Pour Dieu, frans cuers, soies mes advocas.

Deffen m’onneur et moustre l’amour qu’as À moy qui t’aim seur toute creature.

Pour Dieu, frans cuers, soies mes advocas Vers mesdisans qui de mon bien n’ont cure.

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