‹ Poésies lyriques. Édition complète en deux parties, avec introduction et glossaire publiée sous les auspices de la Faculté d'histoire et de philologie de St-Pétersbourg (volume 2)Chapitre 239 sur 353 · CXCI · texte numérisé non relu

CXCI

Car je me vueil gouverner si à point Que par souffrir et estre de bonne aire Je la feray morir de dueil ou taire.

Sa fausse jangle estre ne doit creüe,

Pour ce qu'en li de verité n’a point,

Car de haïne et d’envie est venue,

Par traïson qui tout ce li enjoint.

Mais ne m'en chaut, se Dieus joie me doint, Car se je sui humble et de bon affaire,

Je la feray morir de dueil ou taire.

Sa fausseté n’est pas bien congneüe, Car par samblant aucune fois elle oint ; Mais elle point, envenime et partue Souvent celui qui près de li la joint.

Si en penray vengence par ce point Que, par joie maintenir et bien faire, Je la feray morir de dueil ou taire.

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