‹ Poésies lyriques. Édition complète en deux parties, avec introduction et glossaire publiée sous les auspices de la Faculté d'histoire et de philologie de St-Pétersbourg (volume 2)Chapitre 242 sur 353 · jay mis mon e. M · texte numérisé non relu

jay mis mon e. M

(1) Publ. par P. Tarbé, G. de M., p. 63.

Las ! dolens, or me mescroit,

Par faus rapors, qu'ailleurs mes cuers ne soit. 15 Mais mort m'ara, se je li voy einsi De legier croire encontre son amy.

Helas ! je l’aim si amoureusement,

De si vray cuer et si sans decevoir

Qu’onques en moy n’ot un seul pensement, (fol.203v° a) 20 Ne long ne près, d’autre amer ne voloir;

Et certes bien scet et voit

Que mes vrais cuers autre amer ne porroit.

Mais c’est retraite et semblance d’oubli

De legier croire encontre son ami.

CXCHI. — BALADE

[: ne m'est pas tant dou mal que j'endure Come de ce que je voy loyauté Mise au dessous et à desconfiture, Car en dame, pleinne de grant biauté, $ Meint traïson et toute fausseté, Foy, loy, raison, droit n’i a ne mesure; C'est ce pour quoy ma dolour m'est plus dure.

Quant j'enamay sa tres douce figure Qui puis m'a fait avoir moult de grieté, 10 Foy me promist ; mais elle en est parjure, Car je say bien qu’elle a autre enamé.

Or dit einsi qu'elle n’a volenté De plus amer; mais c’est par couverture.

C'est ce pour quoy ma dolour m'est plus dure. CXCII. 13. Ms. : on me m.— et me m. F, 19. en m. nuz M.

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