‹ Poésies lyriques. Édition complète en deux parties, avec introduction et glossaire publiée sous les auspices de la Faculté d'histoire et de philologie de St-Pétersbourg (volume 2)Chapitre 259 sur 353 · en ce m · texte numérisé non relu

en ce m

Dure vous vueil et crueuse clamer, Quant je vous voy autre que my amer.

Plus sans pité que nul peril de mer,

Pour ce qu’einsi m’assaut, me point et mort Vostre durté sans merci ne remort.

Quant je vous voy autre que my amer,

Vo plus loyal amy, dame, avez mort.

Petite honneur prenez en ceste mort.

CCVIL (1). — RONDEL

SE par amours n'amiés autrui ne moy, Ma grief dolour en seroit assez mendre.

Car m'esperance aroye en bonne foy, Se par amours n’amiés autre ne moy.

Mais quant amer autre et moy laissier voy, (0.205 v°.b) C'est pis que mort ; pour ce vous fais entendre

Se par amour n’amiés autrui ne moy,

Ma grief dolour en seroit assez mendre.

CCVIIL (2). — RONDEL

pote Dieu, dame, n’amez autre que my, Car, par ma foy, je n’aim autre que vous.

Quant vous avez en moy un vrai amy, Pour Dieu, dame, n’amez autre que my,

Et quant je sui tout vostres, sans demi.

Dont se faire volez mon amer dous,

Pour Dieu, dame, n’amez autre que my, Car, par ma foy, je n’aim autre que vous.

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