‹ Poésies lyriques. Édition complète en deux parties, avec introduction et glossaire publiée sous les auspices de la Faculté d'histoire et de philologie de St-Pétersbourg (volume 2)Chapitre 275 sur 353 · CCXXII. — BALADE · texte numérisé non relu

CCXXII. — BALADE

E pren congié à dames, à amours, À tous amans, à l’amoureuse vie, Et si renoy le bon temps, les bons jours Et tous les diex qu'onques eurent amie ; Ne plus ne vueil aourer

Venus n’Espoir, ne vivre en doulz penser, Eins vueil fuir et haïr toute joie,

Quant j'ay perdu la riens que plus amoie.

Si vueil user toute ma vie en plours Et tant plourer que m’arme soit noïe En mon plourer et qu'avec mes dolours Ma fourme soit en larmes convertie.

Une deesse de mer Aretusa fist en iaue muer Et Alpheüs ; tel devenir vorroie, Quant j'ay perdu la riens que plus amoie.

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