‹ Poésies lyriques. Édition complète en deux parties, avec introduction et glossaire publiée sous les auspices de la Faculté d'histoire et de philologie de St-Pétersbourg (volume 2)Chapitre 276 sur 353 · d. vauldroie j · texte numérisé non relu

d. vauldroie j

Las ! c’est Honneur qui est en maintes cours Mors à grant tort et Loyauté bannie, (fol. 63 vw. a) Et Verité, qui estoit mes recours, 20 Ÿ est aussi morte et ensevelie.

Doit on bien tel mort plourer.

La doit on bien complaindre et regreter.

Moult me plairoit, s’en plours fondre pouoie, Quant j'ay perdu la riens que plus amoie.

CCXXIV (1). — RONDEL

A" comment que m'aiés en oubli, Ne sui je pas vers vous fausse ne double.

Le desir qu’ay de vous veoir double y, Amis, comment que m'aiés en oubli.

S Certes oïl, qu’onques ne vous oubli :

Dont vraie amour en moy s’avive et double.

Amis, comment que m'aiés en oubli, Ne sui je pas vers vous fausse ne double.

CCXXV (2). — BALADE

de ne me puis de bonne Amour loer Qui m'a donné m'amour et mon desir

Et qui m’esprent si fort que desirer Ne porroie n’autre amer ne cherir

5 Fors le bon, le bel, le gay, Que j’aim de cuer et toudis ameray Si fermement, sans muer ne changier, Qu’autre de li jamais avoir ne quier.

CCXXIITI. 17. Ms. : mainte.

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