‹ Poésies lyriques. Édition complète en deux parties, avec introduction et glossaire publiée sous les auspices de la Faculté d'histoire et de philologie de St-Pétersbourg (volume 2)Chapitre 279 sur 353 · CCXXVI. 5. vo dous cuer C · texte numérisé non relu

CCXXVI. 5. vo dous cuer C

(1) Publ. par B. Monod, Quinze poésies, n° 8.

CCXXVII (1). — BALADE

A AoUse ma dame et Fortune et mi oueil Etlatresgrant biauté dont elle est pleinne (fol. 63 v°. b) Ont mis mon cuer, ma pensée et mon vueil Et mon desir en son tres dous demainne. s Mais Fortune seulement Me fait languir trop dolereusement Et trop me fait avoir peinne et anoy, Quant seur tout l’aim et souvent ne la voy.

De ma dame ne de son bel acueil,

10 De mes :ij- yex, d’amours ne de ma peinne Ne me plain pas, car par eulz en l’escueil Suis mis d’avoir toute joie mondeinne.

Mais tout mon entendement

Et mes bons jours et mon gay sentement

15 Fortune esteint ; s'en morray, par ma foy, Quant seur tout l’aim et souvent ne la voy.

Car Fortune dont je me plein et dueil Fait que ma dame est de moy trop lonteinne, Et si me tolt bon espoir qu’avoir sueil

20 Et desespoir dedens mon cuer remeinne.

Einsi sans aligement

Vif pour ma dame à qui sui ligement ; S'en plaing et pleur et souspir en recoy, Quant seur tout l’aim et souvent ne la voy.

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