‹ Poésies lyriques. Édition complète en deux parties, avec introduction et glossaire publiée sous les auspices de la Faculté d'histoire et de philologie de St-Pétersbourg (volume 2)Chapitre 295 sur 353 · CCXLIV. — BALADE · texte numérisé non relu

CCXLIV. — BALADE

Gars departir est en mon cuer entrée FN Il 1 nobl istri ouvelle amour par si noble maistrie Que la millour et la plus belle née Qui onques fust amée ne servie S Vuet que mette sens, temps, cuer, corps et vie, Penser, desir en son tres dous demainne Et qu'elle soit ma dame souverainne.

Si qu’onques mais si noble destinée Ne pot venir à ami n’à amie.

10 Pour ce en chantant sera de moy loée Et humblement aourée et chierie.

Plus ne li quier fors tant qu’elle m'ottrie Que par son gré de li loer me peinne Et qu’elle soit ma dame souvereinne. (fol. 64 v°.b)

15 Si vueil mettre dès or mais ma pensée, Ma plaisance, mon cuer et m’estudie En li loer, dont meinte autre honnourée Sera de moy pour li, je n’en doubt mie.

Si h suppli que de li soit oÿe

20 Ceste chanson qui est la premerainne Et qu’elle soit ma dame souvereinne.

CCXLIV. 5. cuer manque dans FJN ; temps corps ame vie D. 10. en chant sera J.

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