‹ Poésies lyriques. Édition complète en deux parties, avec introduction et glossaire publiée sous les auspices de la Faculté d'histoire et de philologie de St-Pétersbourg (volume 2)Chapitre 320 sur 353 · CCLXXIV. — BALADE · texte numérisé non relu

CCLXXIV. — BALADE

D‘ comment que n'aie pas veü Vo gentilz corps et vo douce maniere, Ne de vos yex le doulz regart eù Ne vo biauté ne vostre simple chiere, S Ne remaint pas pour ce, ma dame chiere, Que ne vous vueille honnourer et servir, Com cilz qui sui vostres sans retollir.

Et vraiement, se je fais mon deü En vous servant et se d'amour entiere

10 Vous aim et sers, j'ai bien aperceü Que de mon cuer serés la tresoriere, Qu’Amours le veult; n’il n’est riens que je quiere Fors vous chierir, amer et obeir, (fol. 67 r.b) Com cilz qui sui vostres sans retollir.

(1) Cette pièce ne nous est conservée que dans R, fol. r v°. 2) Ms. : Rondel amours.

Et s’ Amours a mon cuer à ce meü

Que je vous aim sans pensée doubliere,

Se ne m'amés, trop m’ara deceü

Vo nobles cuers qui porte la baniere

De toute honnour, puis que sans parsonniere Vous ay donné cuer, pensée et desir,

Com cil qui sui vostres sans retollir.

ExPLiciTr LA LOANGE DES DAMES

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