‹ Poésies lyriques. Édition complète en deux parties, avec introduction et glossaire publiée sous les auspices de la Faculté d'histoire et de philologie de St-Pétersbourg (volume 2)Chapitre 324 sur 353 · ne manque dans · texte numérisé non relu

ne manque dans

(fol. 68 r. a)

Car je voy bien que tu me nuis

Et que joie has de mes anuis,

Quant le cuer de ma dame duis A moy fuir.

Et pour ce que tu t’i deduis,

J'ay si perdu tous mes deduis

Qu’en riens resjoïr ne me puis, Dont trop m'air.

Tu sces bien que je ne desir

Riens tant com faire son plaisir

Et que mon cuer et mi desir.

Sont sans retraire

Mis seulement en li servir.

Helas ! or ne puis desservir

Sa bonne grace pour servir.

Que puisse faire?

Et pour ce que tu m'ies contraire, Si te pri, pour tout mon salaire, Que tu me vueilles tost deffaire Et que le dart Mortel faces dedens moy traire Par son dous regart debonnaire, Qui mon dolent cuer plus n'’esclaire De son espart.

Car ailleurs se donne et espart,

N’avoir n’en puis aucune part,

Ne po ne grant ne tiers ne quart.

Si n’ay mestier

Fors de la mort qui vient trop tart,

Puis qu'autre garison n’esgart.

Or m'oci dont par son regart!

Plus ne te quier.

Î. 129. je n'ay d. F.

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