IL. 7. doulour ne sa p. J
(1) Dans tous les mss. excepté K cette pièce figure parmi les balades sans musique. Elle à été publ. par P. Paris dans son édition du Voir Dit, p. 406 ; Les vers 1-24 ont été imprimés par P. Tarbé dans son Agnès de Navarre-Champagne, p. 36. — Les mss. divisent cette complainte en trois couplets à douze vers.
(2) À : Chanson ; C : Balade ; F : l'envoy.
Dont il ha taint son vis et sa coulour.
Et vraiement moult volentiers querroie,
A mon honneur, son bien, sa pais, sa joie.
La seconde chose est qu'il n’affiert mie
Que de ma bouche ou par samblant li die Que mes cuers est tous siens, où que je soie, Qu'en ce faisant contre m’onneur feroie.
Et ja soit ce qu’en mon cuer grief mal porte Pour li amer, miex vorroie estre morte
Que de bouche, par resgart ou par chiere Li deïsse que sui s’amie chiere
Ne qu'en mon cuer porte celeement L'amour de li trop plus couvertement
Que li charbons n’art par dessous la cendre : Et ne m'en puis ne sçay ne veil deffendre.
Si ne voy goute en moy n’en son affaire ; Car il nous faut et l’un et l’autre taire,
Et tout adès plus fort nous amerons
Que ja samblant ne chiere n’en ferons.
Et que porra ceste amour devenir,
Nous en lairons bonne Amour convenir, Pité, Franchise et Douceur la courtoise, Qui scevent bien que tele chose poise,
Qui sagement et tost y pourverront, Quant en ce point pour amer nous verront.
C'est mes consaus. Je ne sçay qu'il fera ; Mais ja par moy ceste amour ne sarra,
Tant que Pité ou Amour li dira.
. tel mal C.
de manque dans J ; Que de bonté Voir Dit.
Ms. : que en.
ch. n'est pas d. Vosr Dit.
f. riens amerons }.
que celle ch. F.
Et sagement Vorr Dit.
Quant amer tant en ce point n. v. F.
Ce vers est biffé dans ]; le Voir Dit ne le donne pas.
Il (1). — COMPLAINTE (2)
| (ol. 69 nr. a) A toi, Hanri, dous amis, me complain,
Pour ce que mais ne queur ne mont ne plain, Car à pié sui, sans cheval et sans selle, Et si n’ay mais Esmeraude ne Belle, S Ne Lancelot, dont petit me deduit,
Quant la joie ay perdu de tel deduit.
Aguillonnez sui de mes anemis Qui en mon cuer ont meintes peinnes mis.
Asservis sui, qui m'est chose trop vil(l)e,
10 Car il m’estuet mettre aus murs de la ville; Et si vuet on que je veille à la porte Et qu'en mon dos la cote de fer porte; Ou il convient qu'ailleurs demourer voise Et laissier Reins, dont petit me renvoise.
15 Encore y a chose qui m'est po belle, C'est maletoste et subcide et gabelle, Foible monnoie et imposition Et dou pape la visitation.
Or faut paier pour :viij: ans les trentismes
20 Et sans delay pour le roy :1ij- disismes.
Et li dyable porront de ce finer; On porroit bien une mine miner.
Mieus me vauroit ailleurs estre -j- porchier Que moy veoir einsi vif escorchier.
HT. 1. biaus a., corrigé ensuite d’une autre main : dous a. F. 8. mainte melancholie m. À.