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Et vraiement l'Eglise est si destruite
Que je ne pris sa franchise une truite.
Et se dit on que li rois d'Engleterre
Vient le seurplus de ma substance querre.
Malades sui et s’ay po de monnoie,
Et mes freres, dont plus assez m'’anoie.
Après je doubt que ne soie en oubli
De mon droit dieu terrien qu’oncques n’oubli, Eins le regret souvent en souspirant.
Mais ce qui plus va mon mal empirant,
C'est ce que bien à mon borgne oueil parçoy Qu’à court de roy chascuns y est pour soy, Car il n’est homs qui tant à moy aconte
Que de mes maus face samblant ne conte.
Mais j'aim la fleur de toute creature
Et grant doubte ay qu'elle n'ait de moy cure. Fortune m'est dure, amere et diverse,
Qui ma cherrette einsi trebuche et verse.
Pour ce m'en vois demourer en l’Empire,
A cuer dolent qui tendrement souspire, Qu’en ce païs trop me gaste et essil.
Las! or seray en l'Empire en essil,
Car je voy bien qu’estre convient comme un Prestres et lais, et en main de commun.
Mais j’aim trop mieus franchise et po d’avoir Que grant richesse et servitute avoir.
Or pense, amis, ay je assez de meschiés »
Foy que tu dois Amours,quiest mes chiés, (fol.69r°. b) Pleure avec moy et complain ma dolour,
une mite, corrigé ensuite: une truite F.
Sic.— Intercalé par une main récente (la même qui a fait toutes les corrections indiquées ci-dessus) dans F.
je manque dans |.
Ms. : qu'onc. — quant n'oubli F'; que n'oubli /
le regart s. /.
ce qui va mon mal plus e. /.