‹ Poésies lyriques. Édition complète en deux parties, avec introduction et glossaire publiée sous les auspices de la Faculté d'histoire et de philologie de St-Pétersbourg (volume 2)Chapitre 336 sur 353 · perdoie C · texte numérisé non relu

perdoie C

s8. escrire ou aler À.

Mais se je puis trouver voie ne tour,

Par quoy puisse veoir vo cointe atour,

Einsois que parte ou face mon retour, Je le feray.

Et se j'y fail, en peinne et en labour,

Dolens de cuer, en tristece et en plour,

Pleins et espris d’amoureuse dolour Me partiray. (ol. 70 r°. a)

Mais bon espoir o moy emporteray

Et souvenir, à qui j'oubeiray,

Et dous penser à vo gentil corps gay; Sans nul sejour

Et loyaument, belle, vous ameray

Et mon vray cuer en gage vous lairay.

Dont par ces -v. je me conforteray De ma tristour.

Car se je suis, dame, de vous lonteins, Cils dous espoirs sera de moy procheins Et souvenirs sera mes drois compeins Et à toute heure Tres dous penser aray dont je sui plains, Et par Amours, qui est mes souvereins, Orrez dou cuer les souspirs et les pleins, Qui vous demeure.

Et se Desirs m’assaut ou me court seure, Qui maint amant desconfit et deveure, N'i a celui ne celle qui n’aqueure, — Et de leurs mains Essueront ma face, se je pleure, — Et qui mon plour ne conforte et sequeure Et pour mon bien ne traveille et labeure ; J'en sui certeins.

. &- cuer gay J.

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