‹ Poésies lyriques. Édition complète en deux parties, avec introduction et glossaire publiée sous les auspices de la Faculté d'histoire et de philologie de St-Pétersbourg (volume 2)Chapitre 337 sur 353 · Ms. : San · texte numérisé non relu

Ms. : San

- Aurez d. c. J.

. ma f.... se C.

. et labeure AC.

. Ce vers mangue dans toutes les copies excepté K.

Si qu’armez sui de tres bonne Esperence,

Et Souvenirs si portera ma lance,

Et Amours m'iert donjons, tour et deffense Contre Tristece,

Et Dous Pensers en qui j'ay grant fiance

L’enchassera, je n’en fais pas doubtance,

Et dedens moy mettra par sa puissance Joie et leesse.

Et s’il est riens qui me grieve ou me blesse,

J'aray retour à vostre grant noblesse

Et en vo bien, qui d’acroistre ne cesse, Et confort en ce

Que vous estes de biauté la déesse

Et de douceur souvereinne et maistresse

Et pors, où joie et toute honneur s'adresse Par excellance.

Mais il y a chose qui m'est trop dure ; Car long seray de vo douce figure, Helas ! dolens, et n'aray creature Qui me conforte Ne qui me doint joieuse norriture Ne repaisse d'amoureuse pasture Ne qui sache la tres douce pointure Que mes cuers porte.

Et se Desirs, qui point ne m'entreporte, Et Fortune, qui maint cuer desconforte, Devant mes yeus me fermoient la porte D’envoiseüre, (fol. 70 r°. b) Comment qu'amours soit en moy ferme et forte, Plus ne seroit Dous Pensers de ma sorte, Et si seroit tost l’Esperence morte, Qui m'asseüre.

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