‹ Poésies lyriques. Édition complète en deux parties, avec introduction et glossaire publiée sous les auspices de la Faculté d'histoire et de philologie de St-Pétersbourg (volume 2)Chapitre 43 sur 353 · VII (1). — BALADE · texte numérisé non relu

VII (1). — BALADE

O° ne porroit penser ne souhaidier (C: foi. 178 r°.-v°.) Mieusqu'’en celleque j’aimdefineamour,

Car il n’a rien en li à repprochier,

Eins est parfaite et souvereinne flour

De quanqu'il faut à dame de valour.

S'en loe Amours d’umble volenté pure,

Quant j'aim la flour de toute creature.

Si n’en puis mais, se je l’aim et tien chier ; Car il n’est maus, tristece ne doulour

Qui se peüst en mon cuer herbergier, Eins suis toudis en joie et en baudour:; Nès de penser à sa fine douçeur

Preng soustenance et douce norriture, Quand j'aim la flour de toute creature.

Et quant je vif en si plaisant dangier Que mon cuer maint en son noble sejour Et je la ser, sans muer ne changier,

Tres lojaument de toute ma vigour, Certes bien doy amer l’eure et le jour Que je senti l’amoureuse pointure, Quant j’aim la flour de toute creature.

VIIL — BALADE

1 ensement que la rose à l’espine (fol.45 vo. b) Se differe d’odeur et de biauté

Et de couleur, la vraie biauté fine

De ma dame et sa pure bonté

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