VII (1). — BALADE
O° ne porroit penser ne souhaidier (C: foi. 178 r°.-v°.) Mieusqu'’en celleque j’aimdefineamour,
Car il n’a rien en li à repprochier,
Eins est parfaite et souvereinne flour
De quanqu'il faut à dame de valour.
S'en loe Amours d’umble volenté pure,
Quant j'aim la flour de toute creature.
Si n’en puis mais, se je l’aim et tien chier ; Car il n’est maus, tristece ne doulour
Qui se peüst en mon cuer herbergier, Eins suis toudis en joie et en baudour:; Nès de penser à sa fine douçeur
Preng soustenance et douce norriture, Quand j'aim la flour de toute creature.
Et quant je vif en si plaisant dangier Que mon cuer maint en son noble sejour Et je la ser, sans muer ne changier,
Tres lojaument de toute ma vigour, Certes bien doy amer l’eure et le jour Que je senti l’amoureuse pointure, Quant j’aim la flour de toute creature.
VIIL — BALADE
1 ensement que la rose à l’espine (fol.45 vo. b) Se differe d’odeur et de biauté
Et de couleur, la vraie biauté fine
De ma dame et sa pure bonté