‹ Poésies lyriques. Édition complète en deux parties, avec introduction et glossaire publiée sous les auspices de la Faculté d'histoire et de philologie de St-PétersbourgChapitre 108 sur 313 · XVII · texte numérisé non relu

XVII

C'iert savoir,

C'iert joie, pais, aligence ; C'iert plaisence De lavoir.

E’ s’Yre ou Despit te lance De sa lance, Recevoir

Dois en bonne pacience,

Ne t'avence De mouvoir,

Car au goust de souffissance Ta pesence Dois avoir :

Miex vaut assez s'acointence Que puissence D'autre avoir.

E le dous viaire cler Qui n’a point d'amer, Qu'est nomper Et sans per,

À veoir te tarde, C'est Desirs qui dementer Fait et tourmenter, Souspirer Et plourer

Maint cuer ; maus feus l’arde.

S'(C')est s. MR.

S' (C'hest j. MR.

S'(C'} est p. MR.

Ms. : se yre.

De lal. M.

Ms. : Dont en.

Esperence MR.

C'iert d. MR.

és tant me fait endurer Que ne puis durer.

Mais tourner Sans cesser Te dois à la garde D'Espoir et de Dous Penser, S'il te vuet grever Pour amer Ne doubter.

Là n’aras tu garde.

N° say se me sui vantée

D'estre douce ou desirée ; Mais, comment qu'il aille,

Ne suis pas asseürée

Que soie la miex amée.

Or vaille que vaille,

Dit l’ay ; se la destinée

Chiet seur moy, forment m'agrée Ceste devinaille,

Se de telle heure suis née

Que, sans villeinne pensée, (fol. 96 r°.) A t’amour ne faille.

M'° quant à ce suis menée

Que mon cuer sans dessevrée, Tout entier, te baille,

Où vraie amour enserrée

Est, loyal, ferme’et secrée, Ce seroit, sans faille,

Pechiés d’estre si moquée ;

Et pour ce à vois esplourée

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