‹ Poésies lyriques. Édition complète en deux parties, avec introduction et glossaire publiée sous les auspices de la Faculté d'histoire et de philologie de St-PétersbourgChapitre 114 sur 313 · XVIII. 96. mal accueil DN · texte numérisé non relu

XVIII. 96. mal accueil DN

(fol. 97 r°.)

125 Foy, sans fausser, Et là tout mon scens appliquer Sans villeinne pensée.

Mais miex vorroie estre outre mer Sans retourner 130 Qu'’entroublier Son dous vis cler Ne que penser Chose qui peüst empirer Sa bonne renommée.

135 ERTES, j ay si grant deport, Quant je voy son noble port

Et quant, sans vilein raport, J'oy que chascuns son effort Fait de li prisier tres fort

140 Dessus toute creature, Que je n’ay pensée obscure, Tristece, mal ne pointure Ne chose qui me soit dure, Eins ay une envoiseure

145 Si tres douce et si tres pure Qu’elle vaut mercy au fort.

U’EN li veoir me deport, En li servir me confort, En li amer pren confort 150 Et l'espoir qui me fait fort Contre desir qui me mort ; Mais riens ne doubt sa morsure, Et s’on dist qu’elle m'est dure Ou qu’elle n’a de moy cure, 155 Ne m'en chaut, qu’en sa figure Preng s1 douce norriture Que ne doubt riens que j’endure Mal d'amour ne desconfort.

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