‹ Poésies lyriques. Édition complète en deux parties, avec introduction et glossaire publiée sous les auspices de la Faculté d'histoire et de philologie de St-PétersbourgChapitre 116 sur 313 · XVIII. 160. Si liement À · texte numérisé non relu

XVIII. 160. Si liement À

(fol. 97 v°.)

D ne me puis tenir, Quant je voy Le meintieng coy De son corps gent, À qui je sui ligement, Sans retollir, Sans partir, Sans repentir.

Faire le doy, Car cent mille biens reçoy Contre un tourment ; Autrement, Certeinnement, N’ay à souffrir.

1 n’est vie Si jolie Com de desirer amie En espoir Qui chastie Et maistrie Desir, si qu'il n’ait maistrie Ne pooir,

u’iL detrie Vie lie, Quant Espoirs ne s’amolie.

Pour ce avoir, Quoy qu’on die, Sans partie, Vueil d’Espoir la compaingnie Main et soir.

(fol. 97 vo.)

XVIIL. 204. Ms. : J'ay a s. — Toutes les autres copies (y compris le Voir

Dit) portent N'ay.

C AR je fusse, lonc temps ha, mors, S'il ne fust à martire, Par l’ueil qui trait [a] en mon corps De desir une vire, 226 Qui ja n’en sera traite hors, Se m'amour ne l’entire Ou bons Espoirs qui m'a dès lors Viseté com dous mire Et conforté mes desconfors 230 Doucement, Diex li mire.

C ’EsT mes chastiau, c’est mes ressors, C'est ce qui estaint m'ire; C'est li avoirs, c’est li tresors Dont homs ne puet mesdire ; 235 C'est de ma vie li drois pors, C'est ma joie, à droit dire.

Tous li argens et tous li ors De France et de l’Empire Ne vaut pas l’un de ses confors 240 Où Desespoirs s’aïre.

E” quant à ce sui venus Qu'amis sui vrais

Et d'espoir bien pourveüs, Un joli fais

245 Gracieus et plein de pais

M'est accreüs,

Qui ne sera mis en sus De mi ja mais.

GC se je amoie assés plus 250 Que je ne fais Et s’heüsse plus que nus Pris en tous fais,

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