‹ Poésies lyriques. Édition complète en deux parties, avec introduction et glossaire publiée sous les auspices de la Faculté d'histoire et de philologie de St-PétersbourgChapitre 124 sur 313 · Ains t'amour me c. C · texte numérisé non relu

Ains t'amour me c. C

Et mes amoureus cuers procheins, Qui tous demeure en son demeinne,

Ne vorroit Joieusement Vivre sans toy longuement, A qui m'ottri, Qu’onques ne vi Si joli Ne si adroit.

N° Nature ne saroit, Certeinnement,

Corps plus gent -

Faire de ti Ne d’onneur si bien garni En tout endroit.

Il s’en resjoit Qui te voit Plus liement, Et trop plus joliement S'en tient : se di Que j’ay amy Assevi En tout endroit.

T se je sui de li lonteinne,

Ma pensée li est procheinne

Sans partir heure ne semeinne,

Com fins, vrais, loiaus et certains.

T mes cuers se traveille et peinne De faire que Diex le rameinne.

Pour ce li pri à jointes mains

Qu'en son cuer soit amour certeinne

Et

Que j’ay pour li, ne plus ne meins.

qu'il considere la peinne

XX. 203-204. Les copistes de C et de K transposent ces deux vers.

J° ne li vueil plus rouver, Car s’il vuet considerer, 225 Comment j'employ Mon cuer et m’amour en soy Et mon penser, Il ne pourroit oublier Ja mais, ce croy, 230 Ce qu’en riens ne me recroy De li amer.

S que plus ne vueil plourer, Mais fermement esperer Qu’encor endoy 235 La doleur que je reçoy Verrons finer Et ma grant joie doubler ; Si qu'en ce ploy Vueil joieusement et doy 240 Ma vie user.

ExpLicir LE LaAY DE LA SousciE

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