‹ Poésies lyriques. Édition complète en deux parties, avec introduction et glossaire publiée sous les auspices de la Faculté d'histoire et de philologie de St-PétersbourgChapitre 183 sur 313 · BALADE · texte numérisé non relu

BALADE

co ne fait par sa grace adoucir Vostre franc cuer, dame, à qui sui donnés, Je sui certeins qu’il mi convient morir De ma dolour ou d’estre refusés.

Ce m'est avis qu'il me vaut miex assés Par vo refus tost morir sans deport Qu'’en ma dolour languir jusqu’à la mort. (fol. 134r°. b)

Car s’à vous puis ma dolour descouvrir, Espoir qu’en vous pour moy sera pités ; Et se refus m'ocist, bien vueil fenir,

Et de la mort seray tous confortés

Pour vostre amour, puis que vous le sarés.

Si me vaut miex à vous querir confort Qu’en ma dolour languir jusqu’à la mort.

Ne ce n’est pas vie d’einsi languir

Com je langui, car je sui embrasés Couvertement d’un amoureus desir

Qui en mon cuer s’est longuement celés.

Helas ! or est d'amour si enflamés

Qu’à vous aim miex dire quel mal je port Qu'en ma dolour languir jusqu’à la mort.

s. me vient miex DEJN.

17 et 18 sont transposés dans E.

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