‹ Poésies lyriques. Édition complète en deux parties, avec introduction et glossaire publiée sous les auspices de la Faculté d'histoire et de philologie de St-PétersbourgChapitre 269 sur 313 · Ce vers manque dans le ms · texte numérisé non relu

Ce vers manque dans le ms

M'ocira vo partement.

Dire l’orrés, S'excusé ne m'en tenez Entierement.

35 Dame, mon cuer emportez.

Dame, vo viaire gent, Dous, amoureus et plaisant, Est figurez En mon cuer si proprement 40 Qu'’adès le voy clerement ; Et ne doubtés Que vrais seray et secrés, Puis qu’einsi mon cuer avez Parfaitement.

45 Pour ce vous pri humblement, Ne m’oubliez, Qu’amée de moy serés Tres loyaument.

Dame, mon cuer emportez etc.

XXXIII (1). — CHANSON BALADÉE

S° je souspir parfondement Et tendrement Pleure en recoy, C’est, par ma foy, s Pour vous, quant vo faitis corps gent, Dame, ne voy.

Vostre dous maintieng simple et coy, Vo bel aroy, Cointe et plaisant, 10 Vo maniere sans effroy, Pris m'ont cil troy

(1) Publ. par Joh. Wolf, o. c., II, P. 71.

Si doucement

Qu’à vous tres amoureusement Entierement

15 Doing et ottroy

Le cuer de moy

Qui loing de vous esbatement N’a n’esbanoy.

Se je souspir etc. (fol. 162 v°. a)

20 Si que je port plus grief anoy Qu'onques mais n’oy, Secretement ; Mais, par m’ame, je le conjoy Et le reçoy 25 Tres humblement, Qu'’aligier poués mon tourment Legierement, D'un seul ottroy, Et pius qu'un roy 30 Moy faire vivre liement ; Ainsi le croy.

Se je souspir parfondement.

Dame, mis m'’avés en tel ploy, Bien le perçoy, 35 Que, vraiement, En vous sens, temps et vie employ Et toudis croy En ce talent.

Et se loing sui d’aligement 40 Et povrement De mercy j'oy, Ne m'en desvoy, Car si grant honnour nullement Avoir ne doy.

45 Se je souspir parfondement etc.

XXXIV (1). — CHANSON BALADÉE

né ne me puis saouler De penser, d’ymaginer Que je feray Ne quel maniere j’aray, $ Quant le vis cler De ma dame qui n'a per Premiers verray.

Certains sui que pris seray Si fort que je ne saray 10 A li parler Et que sans froit trambleray Et sans chalour sueray, Et souspirer Me faura et recoper 15 Mes souspirs pour moy celer ; Là n’oseray Mot sonner. Pour ce en lairay Amours ouvrer, Qui scet comment sans fausser 20 L’aim de cuer vray.

Je ne me puis saouler.

Hé ! Diex, comment porteray Le tres dous amoureus ray Dou resgarder 25 De ses dous yeux? je ne sçay ; Car assez à porter ay Des maus d’amer.

Vers yaulz ne porray durer, Car, pour tels cops endurer, 30 Foible me sçay.

(1) CF. le Voir Dit, p.40. — Cette pièce n'a pas de notation musicale.

S'Espoirs, qui scet mon esmay, Reconforter Ne me vient, sans arrester Me partiray.

35 Je ne me puis saouler.

Et nompourquant trop m'esmay, Car je me deliteray En remirer Son doulz vis riant et gay, 40 Trop plus doulz que rose en may A odorer.

Et se je puis esperer (fol. 162 v°. b) Qu'elle me daignast amer, J'oublieray 45 Tous maus; einsi gariray Nès dou penser.

Si ne doi pas tant doubter Les maus que tray.

Je ne me puis saouler etc.

XXXV (1). — CHANSON BALADÉE

Lr qui est li droit archier D’amours, pour traire et lancier Mignotement, N’a pa peü bonnement s Mon cuer blecier.

Et s’aim de fin cuer entier Tres loyaument.

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