‹ Poésies lyriques. Édition complète en deux parties, avec introduction et glossaire publiée sous les auspices de la Faculté d'histoire et de philologie de St-PétersbourgChapitre 46 sur 313 · VIII · texte numérisé non relu

VIII

yen parle de richeces et de grant signorie, (fol.83 »°.a) . 6 - D'avoir sens, los, puissance, biauté, noble lingnie, FA 1 Degrant prouesseacquerre, d’onneur,decourtoisie: Mais qui n’a souffisance, je di que il mendie.

GC: se quanque Nature aus eüreus ottrie

Et quanqu'il a en monde, et plus que je ne die, Servoit à -j. seul homme, comme amis et amie, S'il ne li souffisoient, riches ne seroit mie:

u’IL n'est mie assevis pour estre en mendiance. Mais quant uns petis homs prent en gré sa chevance, Si qu’elle li souffist, on dit en audiance Qu'il est aussi riches comme est li rois de France.

S! puis par ce prouver qu’avoirs ne grant sciance, Prouesse, honneur, biauté, lignage ne vaillance,

Nature n’autre rien dou monde n'ont puissance

De faire riche un cuer, s’il n’i a souffisance.

insi est des amans qui vivent en desir.

Il en y a aucuns qu'on ne puet assevir,

N'il ne prennent en gré gracieus recueillir, Dous ris ne biau parler que il puissent oïr, Eins mendient des biens qu'Amours a à partir, Et s’en ont à plenté pour leurs cuers soustenir ; Mais pas ne leur souffist : si ne font que languir, Quant à joie gringnour ne pueent avenir.

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