‹ Poésies lyriques. Édition complète en deux parties, avec introduction et glossaire publiée sous les auspices de la Faculté d'histoire et de philologie de St-PétersbourgChapitre 47 sur 313 · est 1l des a. J · texte numérisé non relu

est 1l des a. J

(1) Publ. par P. Tarbé, Agnès de Nav.-Champ., p. 47. — Ce lai n'a pas

de notation musicale.

E’ des autres y a qui ne vueleñt joir Fors d'un tres dous regart ou de leur dame vir, Ou de ce qu’il feroit doucement conjoïr, Ou d’amer loyaument, s’on le deingne souffrir : Et si bien leur souffist qu’il ne leur puet venir Cuer de plus desirer : tant y ont grant plaisir. Dont qui l’un de ces biens prent au goust de merir, Je di qu'il a merci, quant plus ne vuet querir.

CE avis m'est que mercy autre chose N'est fors avoir ce qu’amans plus desire,

Et s’il ha son desir sans contredire,

Il a merci dont en pais se repose.

M ja merci n’iert en amant enclose

Pour riens qu'Amours puisse faire ne dire, Se souffissance à li ne fait souffire, Qui des vertus est la fleur et la rose.

S' vueil merci soufhssance apeler

Et ensement souftissance mercy, Car c’est tout un; ne je ne puis trouver Que qui a l’un qu'il n’ait l’autre aussi, Quant en amours ; ne veoir ne puis ci Que l’un peüst pas sans l’autre durer, Qu'on ne porroit nullement separer L'un de l’autre : tant sont joint et onni.

S' se doit moult loyaus amans pener De faire tant qu'il ait le dous ottri

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